samedi 12 novembre 2011

Nouvelles lueurs sur les Templiers

Compost Stellae obtenu avant l'Oeuvre au noir


NOUVELLES LUEURS SUR LES TEMPLIERS


Lorsque Philippe le BEL déclencha l'immense rafle des Templiers, en accord avec le Pape de l'époque, CLEMENT V, les rares rescapés s’enfuirent dans les pays limitrophes comme l’Angleterre, l’Allemagne et surtout le Portugal.

L’exil des Templiers, rescapés, au Portugal.

Il y a 800 ans environ un chemin, escarpé et caché dans la montagne espagnole, menait à Saint Jacques de Compostelle, second lieu saint, après Jérusalem, pour la chrétienté. Des dizaines de milliers de pèlerins s’y rendirent, à cette époque. Le nom « Jacques de Compostelle » repose sur le symbolisme d’ordre alchimique :

a) Jacques représente traditionnellement la « Connaissance alchimique et gnostique », dans un triptyque comprenant Jean (Église ésotérique) et Pierre (Église exotérique).

b) Compostelle provient du latin : « compost » et « stellae », signifiant le compost étoilé, le régule martial, d’antimoine, cristallisé en forme d’étoile au creuset alchimique de la Voie sèche.

c) L’Église judéo chrétienne, comme d’habitude, récupéra le site « païen » pour le christianiser, à l’instar des Temples druidiques et celto-nordiques du passé qui furent repris et transformés en édifices cultuels, catholiques . Il en fut ainsi pour des fêtes populaires comme les Saturnales que le clergé catholique transforma en activités festives, commémorant la naissance de Jésus CHRIST à l’époque de celles-ci. Or, le CHRIST n’est pas né à cette date ! Le judéo-christianisme s’attacha à détruire toute culture qui gênait sa volonté d’hégémonie mondiale.

Dans ces vallées reculées, des légendes courent sur les Templiers qui avaient leurs bastions sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle. Si l’on décrypte le message, cette formule de langage précise que l’Ordre templier de Salomon était le référent pour le cheminement spirituel qui mène à la Connaissance par le Grand Œuvre de l’Alchimie ; le régule martial, étoilé, était la « pierre cubique », taillée, symbole sur lequel il était possible de bâtir une « pyramide » sociale, vecteur pour une prospérité qualitative.


L’Église et la monarchie détruisirent l’Ordre du Temple de Salomon, devenu trop riche et puissant à leur gré. Ce fut un scandale judiciaire, sans précédent. Mais le Temple était protégé au Portugal. Lors de l’horrible répression qui s’abattirent sur les Templiers, les survivants fuirent vers l’Espagne, d’abord ; ils défendirent un pont sur le fleuve Tage, pendant trois mois, face à un ennemi plus nombreux : « Al Khantara a’Saïf », le Pont de l’Epée qui était le dernier chemin vers la liberté. Quand ce pont tomba, enfin, aux mains de l’adversaire, les Templiers en fuite confectionnèrent des radeaux et descendirent le Tage, sous la protection de gardes espagnols et portugais , du haut des crêtes montagneuses. Les Frères templiers, portugais, les accueillirent au Fort AL MOUROL, ancré sur une île.


Alphonse I°, fils de la reine portugaise Thérèse, et qui arracha l’indépendance à l’Espagne, était templier ; tout comme son homologue, le roi DENIS, qui participa à la prospérité templière, se refusant à obéir aux pressions de la monarchie de France qui cherchait à éradiquer tout l’Ordre du Temple.

En l’an de grâce 1147, le roi templier Alphonse I° atteignit, avec ses frères chevaliers, l’embouchure du Tage où un navire de Croisés anglais était au mouillage et en attente de départ vers Jérusalem. Avec leur aide, le roi enleva, aux Arabes, la ville qui devint Lisbonne plus tard.

L’origine du Portugal est assez énigmatique mais les Archives Nationales de Lisbonne contiennent une pièce à conviction, susceptible de nous éclairer. En 1159, Alphonse I° offrit à ses Frères templiers une terre immense au cœur du pays. Dans le document de donation se trouve un sceau étrange :

a) Dans le cercle extérieur sont inscrits le nom et le titre du Souverain.

b) L’intérieur est partagé par une Croix à pattes égales. Sa branche verticale forme un P en sommet et un R à la base. A l’intersection des deux bras, on reconnaît un O couché. Dans le quart gauche du haut se trouve un T ; le quart droit du haut contient un U. La partie gauche du bas manifeste un G ; l’autre droite comporte AL.

c) Ce logogriphe révèle les mots suivants : Portugal et POR TUO GRAAL (Pour ton GRAAL). Certains chercheurs voient, dans ce code, une mission secrète donnée, par le roi, à ses Frères Templiers. Une terre devant servir de « vase », de « réceptacle ». Pour quelle vérité ?

Le roi du Portugal devait faire de ce pays, encore occupé par les Maures, le « Pays du Graal ». Entreprise audacieuse ! Le mot « Graal » existe en langue portugaise et désigne un récipient. Les légendes sur le Saint Graal circulaient déjà en France et dans le nord de l’Espagne, mais les épopées sur Perceval, le roi Arthur, Galaad, la fée Morgan, Lancelot du Lac, Mélusine, Merlin l’Enchanteur, le miracle du Graal et sa cachette dans une forteresse n’ont été écrites que plus tard. Quoiqu’il en fut, les Templiers prirent au sérieux la mission confiée par le roi Alphonse I°. Pour l’accomplir, un an seulement après la rédaction de ce parchemin chiffré, ils édifièrent une base militaire fortement armée. Elle s’étendit sur sept collines, comme Rome et Jérusalem ; donc un lieu quasi magique et saint. Son nom ? Tomar.

Tomar fut l’œuvre de plusieurs siècles ; des générations la construisirent, d’autres la détruisirent et la reconstruisirent. Des vestiges actuels, il n’est possible de visiter qu’une infime partie dont la Chapelle de l’Ordre du Temple. Sa structure est de géométrie circulaire, comme la Basilique du Saint Sépulcre à Jérusalem. Il y existe une spirale déambulatoire et la légende répand que les Templiers y chevauchaient, autour de l’autel, selon un rituel obscur et inconnu. Si l’on en croit une inscription mystérieuse, inscrite sous une fresque, la réponse serait là : « ETMYSTICAVERBAPROFARIS » - nous avons respecté le libellé qui ne comporte pas d’espaces entre les mots – (Et tu prononces des paroles mystérieuses). Ce genre d’énonciation suggère l’emploi de formules verbales, rituelles et ésotériques.

Cet endroit était le seul accès à la chapelle ; il donnait au levant. C’était la Forteresse des Templiers, leur Centre de Commandement d’où partaient des cavaliers, chargés de chasser et combattre les Maures envahisseurs, à l’instar de ROLAND et son épée Durandal, qui combattit les Sarrasins au col de Roncevaux. Charles MARTEL les arrêta à Poitiers. Sous l’imposant donjon s’ouvrait, à plus de six mètres de profondeur, un citerne circulaire dont la construction était trop raffinée pour un réservoir aquatique. Etait-ce l’entrée d’un système de galeries souterraines ?

Afin de répondre à une curiosité explicable, des explorateurs sollicitèrent, en l’an 2.000, une autorisation de prospecter dans les sous-sols invisibles ; le Ministère de la Culture, du Portugal, opposa un refus.

Personne ne peut aller plus loin que la margelle ; l’accès au puits reste interdit. Huit cents ans après les Templiers, pourquoi veut-on cacher quelque chose ? Y a-t-il à craindre ? Est-ce le Trésor des Templiers ? N’y aurait-il point des secrets d’état, religieux, susceptibles d’ébranler le Vatican ou bien quelque dynastie, ainsi que la logique permet de penser à la lumière de l’interdiction d’accès qui frappe la cavité ? Toutes les hypothèses sont possibles en ce contexte.

Ainsi, toute une page d’histoire s’engloutit dans un océan de douleur qui inonda la France, plus tard, du sang de la Révolution de 1789. Si l’on en croit Eliphas LEVI, Jacques de MOLAY réussit à créer quatre loges de maçonnerie occulte, du fond de sa prison, à Naples, Edimbourg, Stockholm et Paris.

Le Pape et le Roi moururent d’étrange manière et après la célèbre malédiction prononcée par Jacques de MOLAY sur eux et leurs descendants. Squin de FLORIAN, principal dénonciateur de l’Ordre, mourut assassiné. En brisant l’épée des Templiers on en avait fait un poignard (kadosh...).

Les Templiers retournèrent dans l’ombre. Telle est la version la plus commune, celle que propagent les ouvrages de vulgarisation. Abordons une autre théorie, tout aussi valable, sinon plus !

Une autre histoire...

A l’issue du procès les templiers survivants, 99 % de l’Ordre du Temple, eurent le choix de rallier un Ordre de leur préférence , hospitalier ou bien combattant. Les plus âgés purent même rester jusqu’à leur mort dans les Maisons templières ; mais ils étaient des subordonnés. A la lumière des textes médiévaux, en latin, nous pouvons découvrir avec stupeur que le premier, à avoir demandé au Pape CLEMENT V une enquête sur l’Ordre, fut Jacques De MOLAY lui-même. Les allégations d’ESQUIEU DE FLOYRAN n’eurent lieu que deux ans plus tard et Philippe LE BEL commença par le jeter dehors, ne croyant pas un mot de ce qu’il racontait (confer : Grandes chroniques de France et lettres de Philippe). Par riposte, d’ESQUIEU déposait une plainte contre les Templiers, devant la Cour royale. Comment ce délateur minable savait-il que les lois fondamentales du royaume obligeaient le Roi à ouvrir une enquête sur toute requête déposée devant cette instance ? Or, l’enquête dura deux années.

A l’issue de l'investigation, le rapport final fit blêmir Philippe LE BEL qui refusa de le commenter devant le Conseil royal. Pour quelle raison ? Il rédigea l’ordre d’arrestation dans les deux jours qui suivirent mais ne s’en expliqua qu’à deux ou trois intimes qui, à leur tour, gardèrent le secret absolu. Guillaume DE NOGARET n’en faisait pas partie (confer : Grandes chroniques).

A la nouvelle de l’arrestation, CLEMENT V commença par se fâcher tout rouge. Contrairement à ce qui a été enseigné, il n’était ni français, ni la créature de Philippe LE BEL, mais sujet anglais en qualité d’Aquitain et, empêché de rejoindre Rome en pleine guerre civile, installé en Avignon sur des terres qui appartenaient aux Papes depuis presque un siècle, et juste à la frontière entre France et Empire ; donc en terrain neutre que l’on ne pouvait forcer sans conséquence.

Lorsque le Pape CLEMENT V reçut Philippe LE BEL, seul, lui aussi ressortit blême et immédiatement donna l’ordre d’arrestation dans tous les pays d’Europe.

Les prétextes du procès : idolâtrie, sodomie, et cœtera sont un rideau de fumée mais il convient d’en comprendre les détails. Les premiers aveux, avec unanimité qui sent le mot d’ordre, ont lieu sans emploi de la torture. Les rétractations se font également sur mot d’ordre, avec une orchestration qu’auraient pu envier les Services d’Espionnage, russes, dont le célèbre K.G.B. Après cela intervint une phase d’obstruction systématique, tout aussi orchestrée. Puis, après la suppression de l’ordre du Concile de Vienne, nouvelle volte face, nouveaux aveux en masse. Enfin, seuls Jacques DE MOLAY et ses deux compères deviennent « relaps ». Or, un seul homme pouvait orchestrer ce ballet unanime des Templiers pendant sept ans, donner des consignes et être suivi : Jacques DE MOLAY lui-même. Ce serait donc le propre Grand Maître qui aurait sabordé l’Ordre du Temple. Son sacrifice final, avec ses deux assistants, ressemble fort à la volonté de ne pas laisser de germe égrégorique, humain. Ceux qui, lucidement décident de mourir, sont les porteurs de l’égrégore racine.

Pour en arriver là, il fallait des raisons graves. Peut-être que l’égrégore du Temple était pollué par « quelque chose » de trop puissant pour être éradiqué.

Tomar aurait donc de lourds secrets à garder.

La Fille des Sables


LA FILLE DES SABLES

"L'art de vivre longtemps, c'est se résigner à vivre peu à peu".
RAMON Y CAJAL

La mer haletait de chaleur sous le soleil des vacances et jetait ses myriades de morceaux de miroir brisé sur le sable brûlant. L'homme était allongé, sous la fournaise d'un soleil implacable, somnolent, quand tout à coup une petite voix, venue de nulle part, l'interpella :

"Dis, monsieur, tu joues avec moi !"

Interloqué, l' homme ouvrit un œil lent et découvrit un minuscule être, tout auréolé de lumière allumée par des cheveux couleur de feu. Cette apparition subite lui fit croire, un instant, qu'il s'agissait d'une matérialisation issue du ciel ou de la terre. Il ouvrit alors le second œil pour y voir plus clair.

Une petite fille, vêtue d'un maillot, dardait de grands yeux bleus sur les siens, comme des ventouses. Quand elle comprit sa surprise elle réitéra la demande, d'une voix cristalline et rafraîchissante :

"Monsieur, joue avec moi".

Devant une telle supplique, il se leva et reçut en pleine figure le jaillissement d'une innocence surnaturelle. Était-ce possible qu'un Ange vienne lui rendre visite ? Il décida donc d'être vigilant.

D'une voix aussi menue que la sienne, l'homme répondit :

"Tu sais, il y a longtemps que je ne joue plus".

Il pensait avoir résolu le problème mais il comprit avoir affaire à forte partie quand elle lui répondit, avec une logique imperturbable, par deux autres questions :

"Pourquoi tu ne veux pas jouer avec moi ? Pourquoi tu ne joues plus ?»

Ces questions étaient chargées d'une pertinence tout aussi surnaturelle. C'était vrai, il ne jouait plus mais pourquoi ? Le regard du petit Ange le prévint qu'il fallait dire la vérité, sans faille, car la déception serait grande d'entendre un "Grand" mentir. Alors il lui parla comme à une grande fille, aussi âgée que la terre.

"Tu sais, je ne joue plus car les jeux des adultes ne m'intéressent plus. C'est un jeu truqué où règnent les tricheurs. Tu veux que je joue, mais comment...? Les garçons jouent à la guerre et les filles à la poupée. Un jour, devenus adultes, les uns tueront les poupées devenues grandes. Il faut vingt années pour faire un homme, une femme. Il ne faut qu'une fraction de temps pour les détruire. Je n'ai jamais voulu jouer à ces jeux-là."

La petite fille secoua la tête et rétorqua :

"Mais je ne veux pas jouer à ces jeux là"...

"A quoi donc alors, petit Ange...?"

"A nous regarder... » !

"Mais c'est grave ce que tu demandes là... Car si je te regarde je vais t'aimer et après je vais souffrir quand tu vas me quitter, tout à l'heure, car je vais espérer. Les gens voient mais ne savent pas regarder parce qu'ils ont peur, peur d'aimer. Regarder c'est devenir l'autre... et la parole se tait au profit d'une communion au-delà du formel et des mots. Non je ne veux pas, je ne veux plus car, après, ton souvenir me hantera jour et nuit et je pleurerai sur mon cœur devenu muet."

"Dis, Monsieur, tu veux me regarder ?

"Non, je ne veux pas car aimer c'est mourir d'une caresse qui est à la fois flèche et blessure. La flèche est comme l'ouverture totale au monde et sa blessure la souffrance universelle. A travers toi, je découvrirais à la fois le baume et la plaie, éternels tous les deux."

"Monsieur, joue avec moi".

La voix de l’Ange devint plus douce et se confondit presque avec la mer qui continuait son accouchement. Alors il se réfugia dans un dernier retranchement et murmura, dans un souffle :

"Mais je suis trop vieux et mort demain... Alors... ? Si..., si...! Les êtres humains ne peuvent pas s'aimer car, pour cela, il faut être un Ange comme toi. Ils croient regarder mais ils dévorent, ils broient, ils détruisent, ils trahissent et leurs étreintes ne sont que des enlacements mortels. »

« J'aurais voulu aimer la terre entière, je l'ai même tenté..., mais elle ne m'a pas répondu. Peut-être n'a - t - elle pas su me regarder... !"

Il sentait les yeux lui piquer et des larmes jaillirent d'une source qu'il croyait à jamais tarie. Sa poitrine sembla se broyer sous un étau puissant et toute la souffrance d'un monde enfoui se liquéfia soudain. Tout un univers sembla basculer et sa propre voix se fit entendre, comme sortie d'entrailles en feu :

"Je ne peux pas jouer avec toi..."

Pour lui cacher les larmes dont il avait honte, il lui avait tourné le dos. Quand, tout à coup, il sentit des doigts qui touchaient ses cheveux, accompagnés d'une voix qui interrogeait:

"Dis, Monsieur, pourquoi tu pleures... ?

"Je pleure car j'ai envie de te regarder et je sais que je vais jouer tout à l'heure, avec toi. J'ai voulu retarder l'échéance fatale car, si je te regarde, je vais mourir maintenant. Je veux que cela soit ainsi..."

Alors il la regarda...

Alors il découvrit un gouffre bleu et infini comme l'océan des âges, profond comme le temps et qui devint lui. Le corps s'embrasa d'une énergie secrète qui le projeta en dehors de toute souffrance, dans un pays sans nom, ni âge. Il y eut comme des milliards d'yeux qui brillaient dans un ciel éternel.

L'Ange des sables avait disparu et il était devenu l'Ange.


vendredi 11 novembre 2011

La cage aux Bovidés

Vous êtes coupable !


LA CAGE AUX BOVIDES


"ROMPEZ !"


"Vous allez encore me traiter de sale réac, mais tant pis, je le dis comme je le pense: plus ça va, plus j'y crois, moi, à la sociobiologie et aux lois qui régissent la survie des espèces. La nôtre comprise. Sur bien des points, attirance de la femelle pour le mâle le plus puissant, désir de marquer et de défendre, bec et ongles, son territoire, instinct de tuer, l'homme est resté ce qu'il était: un grand prédateur."

"Regardez un peu ce qui se passe dans l'armée britannique. C'est hallucinant. La paix, ils ne la supportent pas, les soldats de Sa Majesté. Alors, à défaut de faire la guerre, ils se trucident, ils s'estropient, ils s'étripent entre eux. Les casernes sont devenues des temples à la violence. Des bataillons entiers aux arrêts, des officiers traduits en cour martiale pour tortures, coups, blessures, sévices en tous genres infligés à des bleus, sous prétexte de bizutage. On les tabasse, on les sodomise, on les taillade, on les jette par la fenêtre. Certains en viennent à se supprimer. D'autres arrivent à s'en sortir dans un fauteuil roulant."

"Les victimes n'osaient pas piper. L'omerta, la loi du silence protégeait cette maffia galonnée. Et puis, là, le scandale a éclaté. Un dossier, en forme de bombe, envoyé par un député de l'opposition à la figure du ministre de la défense pour dénoncer ces rites initiatiques, barbares."

Claude SARRAUTE
"Le Monde", paru le 14 novembre 1987

La bêtise, la Bestialité des guerres bêtes en stupides réactions sataniques pour "résoudre" les problèmes ! La bombe atomique à Hiroshima , invention diabolique dont s'enorgueillit aveuglément la partie diabolique du cerveau saurien des Hommes. Toutes les vingt minutes, une ignoble mine antipersonnelle déchiquette un pied ou un bras humain, une patte animale. Voilà la spécificité démoniaque de l’Homme. La guerre est l'intelligence de Satan. Et dire qu’il existe des Hommes pour qui la guerre, la mort sont un métier ! Comme au temps où les Nazis faisaient " métier " d’expédier les Juifs dans le fours crématoires !

La folie ordinaire est la mieux partagée sur la terre, véritable coupe gorge, où les « humanistes » réels sont condamnés à une mort rapide ; au mieux à la marginalisation, pure et simple, sous prétexte de « décalage » ! L’insulte à l’intelligence consiste, de la part de pseudo Maîtres à penser, à conditionner le mental de la plupart des gens au profit de l’hégémonie, de la domination mondiale de quelques-uns. Tous les coups sont permis. L’Histoire n’est pas avare de la Mort des Justes.

Le comble est l’existence de pseudo « Organisations initiatiques », à prétention « humaniste », fallacieuse d’ailleurs; comble du pharisaïsme le plus éhonté, du mensonge et de la folie ordinaire. Car, la lutte sournoise pour la « Prise du Pouvoir » revêt tous les aspects les plus perfides :

« Fausse amitié, lutte d’influences, calcul, promotion canapé, népotisme, élimination du plus sincère, du plus authentique car ils gênent, etc. L’État de guerre est quasi permanent. »

Sans vouloir retourner aux temps des Cathares, à la sombre désespérance, il est à considérer que ce sont les « Pires » qui gouvernent ce Monde. Ce constat, redoutable, incite à l’isolement dans des Tours d’Ivoire devant le sinistre spectacle que nous connaissons : « La Guerre de partout ! » Et il paraît que c’est amusant ! Vite, partons ! Où ? Se référer à Jean Paul SARTRE dans son « Huis clos » !…

Ce constat, sommaire évidemment, amène à formuler une proposition :

« Que l’on enferme dans des « Asiles de fous » tous les véritables Humanistes, sur la terre ! Comme ils sont une infime minorité, cela coûtera moins cher aux Gouvernements que de les « Contrôler » ou bien de les « éradiquer » !

Le pire réside dans l’inconscience des « prédateurs », contemporains du tyrannosaure, qui oublient qu’ils sont mortels ! Et, quand on le leur rappelle, ils tremblent à l’idée de la mort qui les fauchera, tôt ou tard. Car, tous les « braillards » de la guerre sont comme la plupart des humains ; des peureux.

Une dernière proposition s’impose :

« Que l’on place, dans une île, tous ceux et toutes celles qui ont envie d’être des « Chefs » ou des « Chéfesses », des « Meneurs ou Meneuses d’hommes ». Au bout de quelques minutes ils et elles se battront et s’entretueront pour savoir qui est le plus fort, la plus forte. La sélection s’opèrera par le bas ! Ce sera le pire qui survivra. Pendant ce temps-là, le monde respirera ; pour un temps et il faudra recommencer ! Jusqu’à quand ? C’est un autre problème, quasi insoluble ! »

Comme ce sont les pires qui gouvernent, le problème pourrait être simple ; il suffirait de prendre tous les Chefs de par le monde et les convier à édifier une Multinationale pour la fabrication de Chefs. Comme il y en aura forcément plusieurs qui voudront être les Chefs des Chefs, le spectacle sera permanent et il remplacera n’importe quel feuilleton télévisé ! DALLAS sera dépassé.

Car, qui sera le Gardien des Gardiens, le Veilleur des Veilleurs, le Roi des Imbéciles, et cœtera ? Le dernier survivant de la Terre maudite.

Sic transit gloria mundi.

Le chamanisme indien


LE CHAMANISME INDIEN

"Ils nous tuent parce que nous travaillons ensemble, mangeons ensemble, vivons ensemble, rêvons ensemble".

Paroles indiennes


LE CHAMANISME


Les traditions indiennes s'inscrivent au sein d'un substrat initiatique qui échappa aux conquistadores et religieux. Déformés par l'orgueil démentiel de leur force, les Blancs, qui envahirent le nouveau monde, ignorèrent toute une connaissance unitaire qu'ils jugeaient primitive. Par un interdit préalable, ce qui leur était étranger était ennemi. Ainsi, l'occident s'était-il amputé de données scientifiques, fondamentales (ne serait-ce qu'au niveau herboristique), à cause de l'oblitération de l'intelligence par les dogmes et l'illusion de la force barbare.


De nos jours, quelques bribes du savoir perdu des indiens d'Amérique ont résisté au silence. Par un quasi miraculeux hasard, le chamanisme a pu filtrer jusqu'à nous, les rares Blancs à vivre un sentiment d'amour universel, assez fort, pour permettre quelque part le pardon.


RITUEL DU QHARI LAYOQA

L'ART DE SE SERVIR DE L'ESPRIT DES PLANTES


Les plantes sont des êtres vivants, ayant une énergie spécifique, à l'instar de toutes les autres créatures et éléments (même la pierre). Leur vie est semblable à celle des humains: la guerre, la maladie et l'amour existent chez elles. Écoutons un scientifique à ce sujet:


"Une force vitale, ou énergie cosmique, qui entoure tout ce qui est vivant, peut se partager entre les plantes, les animaux et les êtres humains. A travers ce partage, une plante et une personne ne font plus qu'un! Cette fusion favorise une sensibilité mutuelle permettant à l'homme et à la plante, non seulement de communiquer, mais aussi d'enregistrer leurs communications sur un graphique, par l'intermédiaire de cette dernière".


VOGEL (confer: La vie secrète des plantes par P. TEMPKINS C. BIRD chez Presses Pocket).


Le domaine psychique et énergétique des plantes ressemble étrangement à celui de l'humain. Le végétal assume intensément sa vie intérieure et ses sens sont, pour certains plans, plus développés que les nôtres (ils permettraient le contact extra planétaire).

Un Indien TIMOTÉO réalisa quelques expériences afin de démontrer la relation réelle entre l'homme et la plante. Il plaça, sur une table, trois végétaux espacés de trente centimètres. Se plaçant en face de celui du milieu, assis, il commença par lui parler en dialecte quetchua et posa un baiser très tendre sur une de ses feuilles. Il continua de lui chuchoter des phrases incompréhensibles, comme à un interlocuteur normal, pendant une heure environ. Il faisait nuit.


Tout à coup, TIMOTÉO me montra quelque chose d'incroyable; la plante, en face de moi, venait d'ouvrir brusquement ses bourgeons, alors qu'il faisait totalement nuit..! Plus fabuleux encore, les autres plantes l'imitèrent.

Si on sait entrer en relation psychique avec les plantes, elles peuvent nous aider et servir dans des domaines insoupçonnés.

RÈGLES SOMMAIRES


Travailler toujours avec les mêmes plantes. Dès qu'un problème se pose à l'esprit, se placer face à l'une d'elle et poser la question.

Agir comme s'il s'agissait d'une vraie personne.

Surtout, ne soyez pas hypocrite en lui manifestant un amour de pacotille. L'amour n'est pas une technique. Le végétal n'est pas une chose, un objet; il est un être vivant, doué de sensibilité et d'intelligence. Autrement, on n'obtient rien du tout!

Aimer les plantes, avec désintéressement authentique, seulement parce qu'elles existent, sont là présentes à côté de nous.


Poser à nouveau le problème, auprès d'elle, et attendre quelque temps. Après peu d'heures ou de jours, la solution intervient, comme par enchantement.

ACCOMPLISSEMENT D'UNE ACTION PAR L'INTERMÉDIAIRE DES PLANTES


TIMOTEO réussit à faire changer d'avis un homme sur la part d'héritage qu'il devait enlever à son filleul. Pour cela il s'était contenté d'une photographie de chaque personne (n'importe quel support corporel aurait suffi).

Un soir, la nuit tombée, TIMOTÉO fit une proposition aux plantes, comme à une assemblée.

Après avoir sorti une photographie de l'homme il écrivit derrière elle son désir (l'abandon de l'idée de déshériter le filleul). Puis, il glissa le support dans un sachet en tissu en y ajoutant une pincée de terre accompagnée d'une gousse d'ail. Il demanda que l'idée de cet homme soit absorbée par la plante qui allait sortir de l'ail et effacer le désir de déshériter le membre de sa famille.


Au pied d'une plante plus forte, il enfouit son sachet en prenant soin de ne pas l'abîmer. Il attendit plusieurs jours que la plantule sorte de terre et meure étouffée par les autres. L'homme abandonna son idée.

PROTECTION PAR LES PLANTES


TIMOTÉO avait suffisamment d'expérience pour détecter la nuisance d'un ennemi qui voulait le rendre malade ou bien le tuer.


Aussi, versait-il au pied de chaque plante un peu de son sang (il perçait son doigt à l'aide d'une aiguille) et il dormait à côté d'elles, toutes. Au bout de quelques jours d'action répétée, les plantes fragiles mouraient des travaux occultes dirigés sur elles. Les plus robustes résistaient et leurs tiges, feuilles, prenaient la direction du nuisant.


Il renouvelait son action jusqu'à la période de la pleine lune et nourrissait ses plantes d'engrais (fientes de poule). Reliant ses plantes à l'aide d'un fil végétal (feuilles de roseau ou de jonc, raffia), il s'en entourait et dormait au milieu, plusieurs nuits de suite.

La défaite était cuisante pour l'ennemi.


LA RÉINCARNATION


RAPPEL DE SOI


Prendre des notes sur les évènements de la journée. Puis, petit à petit, remonter dans le temps et le détail. La finalité reste l'ouverture des portes de la mémoire qui ne ressemble pas à la notion habituelle de souvenir. Dés que l'on est capable de se rappeler les faits remontant à une semaine environ, il est possible de passer à une autre expérience.

VISION DU PASSÉ


Disposer sur une table une nappe de couleur noire. Sur celle-ci placer un napperon circulaire de couleur bleu pâle. Allumer une bougie, dans un angle lointain.

Debout devant la table, poser les mains l'une sur l'autre sur le tissu bleu. Fermer les yeux et se concentrer sur le tissu bleu pendant dix minutes et pensant qu'il absorbe le magnétisme vital.


Ouvrir les yeux, s'asseoir en plaçant les mains de chaque côté du napperon bleu, comme pour entourer une boule de cristal. Regarder entre les mains la couleur bleutée, sans tension intérieure. Regarder sans voir.


Très vite des visions apparaissent, des formes et images. Il convient d'enregistrer au magnétophone, sur le moment, le récit des apparitions.


Le visage, les habits, les endroits, quantité d'éléments permettent de savoir qui on était, avant de renaître.

VISION DE L'AVENIR


Il suffit de changer le napperon bleu par un autre, similaire, de couleur jaune.


Le processus reste identique.


L'INVISIBILITÉ


Il est possible de se rendre invisible.


Assis ou bien allongé dans un endroit calme, se détendre lentement.


Une fois l'état de détente atteint, respirer très fortement en se concentrant sur les tempes, pendant deux minutes. Augmenter les temps d'inspiration et d'expiration.


Recommencer l'exercice de détente et répéter tout le processus deux à trois fois. Essayer de voir à l'intérieur de soi-même. La concentration sur les tempes ferme la vision extérieure de manière vibrante et diminue le flux nerveux.


Au début, il convient de s'entraîner souvent sans rechercher de but. Ensuite, la seule contraction temporale suffit pour provoquer l'invisibilité.

Il est possible de disparaître, ainsi, à la vision de tout le monde et brusquement. Il s'agit d'une forme d'hypnose collective ; en réalité la personne n'est pas invisible mais elle le devient de manière subjective, pour autrui.

CONCLUSION

Le doute est le signe d'une bonne santé mentale. La croyance, lorsqu'elle repose sur des données subjectives, est pathologique dès lors qu'elle n'appelle aucune vérification expérimentale de ses fondements.

Avant d'adhérer à des théories, il convient de se rappeler la règle scientifique qui régit toute recherche fondamentale : Une loi ne peut être déduite, ou induite, qu'après des faits éminemment observables, répétables et quantifiables.

Le chamanisme indien n'échappe pas à cette nécessité.

vendredi 4 novembre 2011

Monde merdique



MONDE MERDIQUE

On est dans merde. Depuis quand ? Depuis toujours !

Dès que tu es né, tu es coupable ! Tu ne le crois pas ! Lis donc la Genèse ; le péché originel t'a plongé dans un monde merdique au départ de ta misérable existence. Pourquoi est-ce ainsi ? Même KAFKA ne le savait point. C'est comme cela ; c'est tout. Et ce n'est pas fini. Moi par exemple.

Je fais caca dans mes langes et crie pour que l'on me nettoie. Ma mère est dans la merde avec moi. Puis, à l'école, j'emmerde tout le monde ; les camarades et la maîtresse. Je dois dire bonjour à la dame et au monsieur, ne pas interrompre les grandes personnes, ni parler à table, tant qu'on ne me le demande point, être poli, dire toujours oui.

Je dois aller à la messe, inventer des péchés que je n'ai pas commis pour intéresser le curé, me laisser peloter les fesses par le vicaire, manger des petits pois cassés charançonnés. Je dois être objet pour être accepté.

Après c'est le service militaire ! Je dois marcher au pas pendant des heures, nettoyer les chiottes jusqu'à ce qu'ils reluisent, péter en couleur, chier des ronds de chapeau, saluer tous ceux que je rencontre en disant toujours "oui"! Comme réjouissance je dois trouver la clef du champ de tir ou de la poudre à limer et la masse à enfoncer le piquet d'incendie. Surtout, je me dois d'être un mâle dominant ; ou bien ! Troufion ? Insulte à l'intelligence. Je suis dans la merde.

Plus tard, je dois travailler ! Où ? N'importe où ! Le pays a besoin de travailleurs obéissants, sans bruit. Métro, boulot, dodo et c'est tout. Je suis dans la merde. Si je suis au chômage, je suis dans la merde. Quoi que je fasse je suis dans le caca.

Puis, la société a décidé que je dois me marier et procréer. Tant pis si je ne gagne pas assez d'argent par mon travail honnête. Ma femme me menace de divorcer si je ne gagne pas plus. Sa tante me traite de bandit parce que je ne gagne pas assez d'argent. Je suis dans la merde.

Mes enfants sont dans la merde, eux aussi. Pas assez d'argent pour leur payer ce qu'ils veulent. Alors, ils foutent le camp à 18 ans. Mais, eux aussi sont dans le caca.

A la retraite cela continue. Les Vieux emmerdent les jeunes, ont de l'argent (ce qui est faux) qui ne leur sert à rien ! Que les Vieux crèvent afin que les jeunes ne soient plus dans la merde.

A la mort, c'est encore la merde. Car les héritiers découvrent qu'il n'y a pas d'héritage.

Merde alors.

Merde à Cambronne.

mercredi 2 novembre 2011

Médiocratie (Le Matérialisme)



LE MATÉRIALISME

La théorie matérialiste pose, comme postulat, que l'homme n'est que de la matière pensante, intelligence comprise; matière pensante parvenue à son stade le plus pur, le plus noble, le plus évolué et, ainsi que l'écrivait Maurice PERCHE dans les "Cahiers du communisme" - commentant Georges POLITZER - parvenue à son dernier stade du saut qualitatif brusque.

A cela il faut ajouter la conception lapidaire de PLEKHANOV, qui fut le véritable fondateur du parti communiste en U.R.S.S., que la conscience, la morale, la souffrance, le remords, le mensonge, le droit, l'honneur et Dieu pèsent, en tout, zéro gramme!

Ce qui signifie qu'un doctrinaire, qui propose à d'autres personnes les valeurs énumérées ci-dessus, est un marchand d'opium idéologique et d'illusion, un ennemi du peuple puisqu'il présente quelque chose d'irréel, selon la conception "plékhanovienne".

LENINE affirmait:

"Notre morale est entièrement subordonnée aux intérêts de la lutte de classe du prolétariat, notre éthique se déduit des intérêts de la lutte de classe du prolétariat, notre devoir est de lui subordonner tous les intérêts. Nous disons: est moral ce qui contribue à la destruction de l'ancienne société d'exploiteurs".

LENINE (œuvres complètes, tome XXV, pages 465 à 466. Discours à la jeunesse communiste)

Un autre théoricien marxiste affirmait:

"Ce qui sert à la lutte des classes, même le mensonge, la trahison, l'impureté, absolument tout devient à l'instant, saint et sublime."

PREOBRACENSKI

(Citation extraite de FÜLOP MÜLLER. "Il Volto del Bolscevismo", Milan - 1930 - page 277)

Cette théorie appliquée à la science s'appelle "le matérialisme scientifique", à la philosophie le "matérialisme dialectique", à l'histoire le "matérialisme historique".

La matière est considérée comme étant en plein mouvement par l'affrontement de deux forces; elle est et elle n'est pas à la fois, elle est en état de devenir. La dialectique matérialiste repose sur quatre lois:

a) Loi d'auto dynamisme qui est le moteur interne de la matière.

b) Loi d'action réciproque ou d'interdépendance.

c) Loi de contradiction interne.

d) Loi du saut qualitatif brusque.

1°) LOI D'AUTO DYNAMISME

Toute chose change sous l'influence de forces internes qui la poussent à se métamorphoser. Cette loi constitue le moteur interne de la matière. Appliquée à l'ensemble de l'univers, elle entraîne l'athéisme en ne reconnaissant pas de cause extérieure à la matière.

2°) LOI D'ACTION RÉCIPROQUE

Tout influe sur tout. Il ne s'agit pas de cause à effet mais seulement d'interdépendance. Cette loi complète la précédente.

3°) LOI DE CONTRADICTION

Les choses changent car elles ont en elles-mêmes une contradiction. Une anti-thèse existe en toute chose, contredisant sans cesse la thèse. Au terme de leur lutte apparaît soudain un troisième état supérieur à la thèse, c'est la synthèse.

4°) LOI DU SAUT QUALITATIF BRUSQUE

Les changements se réalisent comme des déchirements violents. La lutte interne des contraires provoque d'abord des changements quantitatifs superficiels jusqu'au moment où, l'équilibre étant rompu, il y a changement qualitatif brusque.

Puis le mouvement recommence. C'est un processus en spirale dans lequel on progresse. La matière ne peut que monter.

Les choses changent car il existe une anti-thèse contredisant sans cesse la thèse, et préparant une troisième étape qualitative, supérieure. La synthèse est donc un progrès. Par conséquent, il y a une thèse, une anti-thèse, un moment dialectique et une synthèse.

Toute chose est en mouvement et ce dernier est la cause même du progrès. L'application de cette loi au cosmos et à la société entraîne les événements suivants:

a) Au début il y eut une nébuleuse, de la matière en fusion lancée dans l'espace. Au terme d'un certain nombre de sauts qualitatifs brusques, au moment où toutes les conditions ambiantes et chimiques furent réunies, la matière se mit à penser.

b) Ce ne fut pas encore l'intelligence, la pensée organisée, nous confie ENGELS. Il faudra attendre une nouvelle rupture entre deux contradictions, une nouvelle synthèse, pour qu'un primate atteigne la pensée organisée et déductive. Puis, à un moment donné, cette intelligence répartie prendra la forme d'une société primitive.

c) Cette société était semblable à la nôtre mais se différenciait de celle-ci par le savoir et la science. Elle était écrasée par les éléments ambiants, par les forces aveugles de la nature: tremblements de terre, éruptions volcaniques, animaux terrifiants, climats rudes. Une nature rebelle et hostile écrasait l'être humain. Privé du secours de la science, il éprouvait ce que Georges POLITZER appela une sensation, un complexe combiné d'action. Ce quelque chose que l'homme de l'époque ne pouvait analyser, FEUERBACH l'explique comme étant le "reflet fantastique de la réalité". L'homme primitif éprouva une sensation collective; il eut peur. Cette crainte, au lieu de la comprendre et de l'assimiler dans une optique objective, il en fit une réalité pesante et lui donna un nom: DIEU.

A partir du moment où la peur fut identifiée à Dieu, des esprits plus évolués que les autres soumirent une partie de l'humanité aux caprices d'une autre. Ce fut l'exploitation de l'homme par l'homme, par l'ignorance.

Cette trilogie funeste: peur, Dieu, exploitation introduisit dans la matière intelligente ce qui existait dans la matière non pensante: la loi de contradiction interne. Il y eut désormais:

1) La thèse: les exploiteurs.

2) L'antithèse: les exploités.

3) La synthèse: l'évolution qualitativement supérieure.

La lutte entre la thèse et l'antithèse, la loi de contradiction introduite dans la matière intelligente qu'est la société, ces deux là prirent le nom de "lutte des classes". A son terme viennent le moment dialectique qui se nomme "dictature mondiale du prolétariat", d'une part, et la synthèse attendue avec impatience, la "société sans classe", d'autre part.

La lutte de classe est considérée comme le moteur de l'histoire:

- Le féodalisme contre l'esclavage.

- Le capitalisme contre le féodalisme.

- Le socialisme contre le capitalisme.

- Le communisme contre le socialisme.

- Et coetera...

Karl MARX affirmait que le fait religieux fut à la racine de tous les maux de la terre, dont l'exploitation de l'homme par l'homme. Dieu, invention humaine, entraîna la domination par des humains plus « rusés » que d’ordinaire et qui exploitèrent les peurs naturelles en accréditant la thèse du fantastique.

mardi 1 novembre 2011

Vous me faites rire...


Vous me faites rire !

Qu’est-ce que l’Amour, voilà une vraie question !

La plupart des gens confondent l’Amour avec le désir ; comme le vocabulaire est pauvre, dans la langue française, sous ce vocable on met tout : l’amour vénal, physique, spirituel, intellectuel, affectif, et cœtera. Aucune nuance ! Sauf dans la langue arabe ou il existe des dizaines de mots pour conjuguer le verbe aimer.

Pour le "vulgum pecus", le désir est toujours confondu avec le pseudo amour ; il faut constater que la Nature piège les imbéciles :

1. Le cerveau saurien de l’homme capte les phéromones émanés d’une femme en phase de reproduction de l’espèce. Ce repérage est totalement inconscient et la réaction physiologique est confondue avec de l’Amour ; c’est le coup de foudre.

2. Cette « maladie » dure 6 mois environ et tout est orienté pour la reproduction de l’espèce. Après cette période, on ne vit plus d’amour et d’eau fraîche.

3. Dès que la femme est enceinte, sa libido ralentit fortement ; l’homme basique peut se sentir frustré, physiologiquement, et chercher d’autres partenaires.

4. Dès que l’enfant naît, l’homme est généralement fidèle pendant une courte période de 2 années environ ; le temps qu’il faille, à ce « prématuré » qu’est l’enfant de l’Homme, pour devenir assez fort afin de survivre, alors que l’animal, lui, vient au monde autonome naturellement et généralement, hormis quelques exceptions comme pour les oiseaux par exemple.

5. Après 2 ans de « fidélité », l’homme basique change d’herbage… qui réjouit les veaux.

Le mariage est une institution qui a pour but de préserver l’enfant. L’Homme basique est normalement polygame, car l’instinct de reproduction l’y incite. Alors l’Amour là-dedans ?

Si l’on en croit le psychanalyste JUNG, l’Homme évolué cherche sa « Soror mystica » ; la Femme évoluée son « Frater mystica ». Les grands Romantiques prônaient l’Amour courtois comme le chantaient les Cathares, Troubadours, Ménestrels et Saltimbanques. LAMARTINE, Alain FOURNIER, les sœurs BRONTË, pour ne retenir que ceux-ci, prônaient l’amour platonique, le vrai donc puisqu’il s’adresse, non pas au corps physique de l’autre, mais à son ÂME, son Être intérieur. Et c’est là le vrai problème. Qui est capable, encore de nos jours, d’aimer l’Autre avec son cœur, son Être tout entier et lui être fidèle toute la vie ?

D’aucuns vont rire de mes propos en constatant : « l’Amour est un luxe inutile pour la reproduction de l’espèce ! » C’est vrai. Mais tous les Hommes ne sont pas des animaux et, derrière un regard, ils peuvent y voir une ÉTOILE.